27.03.2009

Les nouveaux emplois de l'agriculture verte

30/03/2009 |eric Le chesnay Le Figaro

La réglementation sans cesse en évolution créée de nombreux débouchés.

Ce n'est pas un hasard : lors de leur visite au dernier Salon de l'agriculture à Paris, Nicolas Sarkozy et son secrétaire d'État à l'Emploi, Laurent Wauquiez, se sont arrêtés longuement dans le hall de la formation professionnelle.

«Il existe un vivier d'emplois considérable dans les métiers agricoles liés au développement durable, explique Éric Swartvagher, secrétaire national de la FGA-CFDT (Fédération générale agroalimentaire). De nouveaux métiers sont apparus dans les années 2000 avec le tri sélectif et ses sacs jaunes par exemple. Leur nombre n'a cessé de se développer avec l'évolution de la législation et tout récemment, en point d'orgue, le “Grenelle de l'environnement”», ajoute le syndicaliste qui est aussi président de l'Anefa (Association nationale de l'emploi et la formation en agriculture) . «Cela offre de nombreuses opportunités de carrières et des parcours très variés quel que soit le niveau de formation initiale», ajoute pour sa part, Jean-Pierre Mabillon, président de la FAFSEA (le fonds de formation professionnelle agricole).

Étienne Vitret en est l'illustration vivante. Son diplôme d'ingénieur agronome de l'ESA en poche (École supérieure agricole d'Angers), ce fils d'agriculteurs de l'Indre, décroche son premier job en 1998 dans un bureau d'études à Caen spécialisé dans les énergies biomasses, comme le chauffage au bois. Quatre ans plus tard à peine, il est débauché par une filiale de Veolia, Sede Environnement spécialisée dans le recyclage agricole des boues urbaines à Achères dans les Yvelines. Son recrutement fait suite à une nouvelle réglementation dans les plans d'épandage des boues comme engrais dans les champs.

En 2005, il est à nouveau sollicité, cette fois-ci par une communauté de 180 communes en Charente-Maritime. Elle fait appel à ses compétences pour gérer la collecte et le traitement des déchets ménagers. Il devient directeur du syndicat Smictom Vals Aunis qui emploie une centaine de personnes. Il garde son salaire de la région parisienne, 3 400 euros net, mais bénéficie d'une meilleure qualité de vie.

 

Déshydrater la luzerne...

Les exemples comme celui d'Étienne Vitret ne manquent pas : Stéphanie Hamon, ingénieur agronome de formation, est devenue directrice d'une coopérative d'agriculteurs, la Codema, près de Laval. Elle déshydrate la luzerne grâce au biogaz dégagé par le traitement des déchets ménagers urbains récoltés par Séché environnement.

Nouveau métier également en pointe après le plan Barnier Performance Energie (PPE), celui de conseiller commercial dans le solaire ou le photovoltaïque, très prisé sur les bâtiments agricoles. «Ces nouveaux métiers sont apparus à partir du moment où les entreprises privées grâce aux évolutions de la législation ont pu en contrepartie d'une masse salariale, dégager un chiffre d'affaires », fait remarquer Olivier Gloker, responsable de l'Ile-de-France à l'Apecita (Association pour l'emploi des cadres, ingénieurs et techniciens agricoles).

Et avis aux amateurs, il y a actuellement plus de postes à pouvoir que de candidats.

24.03.2009

Les réunions de 2009.

Prochaine réunion : le lundi 4 mai 2009 à 18h 30 au château Reinach à La Motte Servolex

Nous tiendrons aussi une réunion de bureau le 22/04 à 18h30 pour préparer la réunion des CET et la possibilité d’un colloque sur l’orientation.


AFDET Savoie - Réunion du 23 mars 2009. (en PDF)


AFDET Savoie - Réunion du 2 février 2009. (en PDF)


Compte rendu réunion du 2 février 2009.

*  Séminaires élèves : programme 2009.

Les deux séminaires de janvier ont été très positifs. Les deux proviseurs concernés, Messieurs Mallein et Faubert, font un bref compte-rendu. Jean Baud, qui en a été la cheville ouvrière, expose le déroulement et les résultats positifs.

Pour chaque séminaire, une dizaine d’intervenants, hommes et femmes d’entreprises, souvent issus de l’enseignement technique, viennent témoigner de leur expérience et dialoguer avec les jeunes.

Trois autres séminaires au minimum seront organisés avant juin 2009.

-LPH de Challes : 5 et 6 janvier - 25 bac pro hôtellerie restauration – excellent séminaire

-Lycée du Nivollet : 26/27 janvier 2009 : 28 élèves – 8profs + proviseur-

-Lycée Sainte Anne : 20 et 21 avril – 30 bac pro

-Lycée Monge : réunion 3 mars de l’équipe pédagogique.

-Lycée Reinach : le corps professoral n’étant pas prêt, on reporte à 2009/2010

-Lycée Louis Armand : réunion prochaine de l’équipe pédagogique

-Lycée du Nivollet ou LPH : second stage en 2009 ?

Lieu : « Les Tilleuls » à Ayn dans une ferme en pleine campagne.

Budget :transport: 350 € : prise en charge lycée ou élèves

Hébergement et repas élèves : 44€/ jeune pour les 2 jours (1100 à1500€) Afdet

Repas accompagnateurs et intervenants à 11€ (environ 150€) Afdet

(Les Ets peuvent demander une aide à la région au titre de « demain en main » - STE Anne a obtenu 1500€- ceci nous dégagerait des marges de manœuvre pour 2009/2010)

2. Séminaires profs et acteurs de l’orientation : 70 inscrits

NC remercie Philippe Calderini et le groupe des principaux de collèges pour leur engagement dans cette initiative de l’Afdet et de l’UDIS ; l’inscription de 70 professeurs de 3° du bassin d’emploi est déjà, en soi, une réussite. Deux groupes seront donc organisés.

-1° groupe : mercredi 25 février et jeudi 5 mars
-2° groupe : mercredi 25 mars et jeudi 2 avril

-Lieu : Technolac
-choix du panel intervenants (en cours)
-70 repas x 7,50 € + déplacements profs pris en charge par académie

3. Prix Daniel Nay :

-Cahier des charges précis : meilleurs élèves licences pro en alternance : 30 en Isére, 4 en Hte Savoie, 0 en Savoie – seuls Compositec et IDPI, mais avec CFA de Lyon
-En mars 2009 - on pourra donc primer un élève de chaque ets (500€ chacun)
-Organisation : Afdet Isére + Afdet Savoie + formasup

4. Renouvellement des CET
:

-AFDET maître d’œuvre mais différents acteurs : proviseurs, branches professionnelles, syndicats. C’est l’académie qui nomme.
-Echéance fin 2009 et nommés pour 5 ans.

Il est décidé que l’AFDET organisera en avril/mai une réunion où seront invités les CET, les organisations professionnelles et les proviseurs pour coordonner les propositions de nominations que nous ferons au rectorat

5. Forum des métiers

Il aura lieu les 14 et 15 janvier 2010 salle Emile Allais à Technolac. Le rôle de l’Afdet sera de servir de réceptacle financier pour les subventions, d’effectuer les paiements des charges et de participer au comité de pilotage. Nous conduirons les demandes de subventions, devis…

Un contrat aidé sera recruté pour cette opération. (20h/sem – ½ forum, ½ Afdet)
C’est deux journées, 31 stands, 3000 jeunes de 3°, plus de 20000 € de budget.

6. Participation au pavillon emploi de Solar Event :

JB et NC participent au comité d’organisation du pavillon emploi de cet évènement : 26au 28 juin 2009. L’accent sera mis sur les métiers liés aux énergies nouvelles ou plus précisément sur les évolutions des métiers vers ces énergies.

Rôle de l’Afdet : faire la promotion auprès des professeurs, élèves des collèges et lycées.

7. Groupe de travail décrochage scolaire


Françoise Oget et Jean Chapuis font part des discussions du groupe de travail avec la mission pour l’insertion ; diverses options seraient possibles : parrainage de jeunes, stage de remotivation de 2 ou 3 jours, décrochage de l’école pendant 4 ou 5 semaines pour stage en milieu de travail. L’AFDET ne peut pas tout faire, le groupe de travail va se réunir à nouveau pour définir les partenariats possibles. Michel Pajean fait part de son point de vue.

J.Baud , Mme Villette et Michel Faubert se joindront au groupe. Michel Haudry, adjoint à la mairie de Chambéry en charge de la jeunesse, est intéressé au suivi des travaux de ce groupe.

M Regnery , proviseur du lycée Louis Armand dont l’établissement est déjà engagé dans de telles actions propose d’inviter ce groupe à la prochaine réunion au sein de son lycée.

8. Convention avec l’académie
: Elle est à renouveler :en profiter pour rencontrer formellement l’inspectrice d’académie et le DAET (Jean-Gabriel Garcia) et d’y inclure le projet d’actions en direction des jeunes en difficultés et le forum des métiers.

9. Articles revue de l’AFDET : 2 articles Jean Baud + G.Reboul/Areva (+ 1 sur les séminaires et les Ets organisateurs à rédiger.)

10. Rapprochement avec Haute-Savoie : L’Afdet Haute-savoie ayant suspendu ses activités, nous proposerons la création d’une Afdet des pays de Savoie. Les contacts sont en cours.

Monsieur Madinier, implanté sur le bassin d’Albertville, fait valoir que l’Afdet Savoie est surtout active sur les bassins de Chambéry-Aix et s’intéresse peu aux vallées de Tarentaise et Maurienne.

Noël Communod en convient, disant que cela avait été un choix de relancer l’activité sur le basin le plus important. Il propose qu’une réunion soit organisée sur le bassin d’Albertville avec invitation des partenaires possibles pour démarrage d’activité à la rentrée prochaine.

11. Création d’un dépliant présentant l’ AFDET Savoie. Pour faciliter la présentation de l’Afdet aux différents acteurs, nous préparerons un petit dépliant.

12. Idée d’un débat public sur l’orientation
des jeunes vers les formations techniques

Il pourrait être utile que, compte-tenu des évolutions prévues sur l’orientation des jeunes, nous prenions l’initiative d’un colloque en pays de Savoie (avec l’Isère ?) sur ce thème avant la fin de l’année. A suivre …

Prochaine réunion : le lundi 23 mars 2009 à 18h 30 au château Reinach

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Nouvelles de l’ AFDET nationale 2009 :

-Action pour les CET : refondation, maîtriser les nominations, ne pas se faire imposer des reconductions de personnes qui ne font rien, redéfinir rôles ( si j’ai bien compris, le national est attaché car cela justifie une convention avec le ministère EN)

-Professeurs sans frontières : convention avec la direction des relations internationales

-Léonardo : convention avec l’Europe ( formation des professeurs au niveau européen, cadre européen des certifications, spécificité de l’emploi dans les PME)

-Assises de la formation professionnelle le 12 nov confiées à l’AFDET regroupant tous les partenaires sociaux : bac pro 3 ans .. Voir CR sur site AFDET : http://afdet.org

-Nous sommes à la veille d’une réforme sur les lycées professionnels et sur la voie technologique et l’apprentissage : l’AFDET essaie de rester au contact

-Projet de colloque sur le développement de l’esprit d’entreprise (l’AFDET serait le fédérateur des initiatives très nombreuses sur le sujet) et/ou sur l’orientation

-5 février à Paris : la Savoie est retenue pour l’une des 3 présentations qui seront faites au séminaire des Présidents ( séminaire profs)

-Compte-tenu des nouveaux textes renforçant l’orientation, L’AFDET a fait de l’orientation l’un des points forts de l’année 2009. Les sections territoriales peuvent mener une réflexion sur les propositions du Conseil d’orientation pour l’emploi et en faire part au bureau national.

-L’AFDET nationale a prévu d’organiser au deuxième semestre 2009 un colloque sur ce thème. Nous sommes tous concernés pour aider les élèves à choisir leur voie en toute connaissance de cause et sans préjugés.

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Assemblée générale du 2 février 2009.

Le président ouvre ensuite l’assemblée générale de l’AFDET Savoie

Rapport moral : ce rapport est constitué par l’ensemble des activités qui ont été listées et détaillées lors de la réunion qui vient de se dérouler.

Le président propose un élargissement du bureau à 8 vice-présidents en respectant un équilibre entre monde de l’éducation et de l’entreprise

Sont proposés comme Vice-présidents :

BAILHACHE    Jean-Patrick    DRH AREVA T&D
BAUD        Jean        ancien chef de travaux Monge
CALDERINI    Philippe    Principal au collège de Boigne
CHAPUIS        Jean        Directeur lycée sainte Anne
CLEMENT        Jean-Yves    Dirigeant Atre et loisirs
MADINIER    Jean-pierre    Chef entreprise - CET Adm AFDET
PAJEAN        Michel        entreprise Pajean - CET -Resp régional BTP
SILLON        Robert        Prof au lycée Monge

Qui viennent s’ajouter au bureau actuel :

COMMUNOD    Noël    Président    -Ex DRH et chef d'entreprises
VIALLE        Michel    Secrétaire  - Directeur lycée agricole La Motte
CHENAL        Yves    Trésorier   - SOC ex-cadre au Crédit agricole


Rapport financier et budget : Il est présenté par Yves Chenal, trésorier.

« L’exercice 2008 fait apparaître un résultat d’exploitation déficitaire de 1651,74 euros

Nous avons enregistré un mouvement de recettes de 1337 €, nos ressources ayant été constituées exclusivement de cotisations .Rappelons que nous récupérons seulement la moitié des cotisations collectées directement par l’AFDET national ou par notre intermédiaire. L’apport net sur cotisations s’est élevé à 543 € en 2008.

Les dépenses se sont élevées à 2988,74 € ,y compris les reversements de cotisations à Paris. Hors ces mouvements internes les dépenses nettes s’affichent pour un montant 2194,74 €, les plus grosses ayant trait à une subvention pour séminaire expérimental de 800 €, et des frais pour nos diverses réunions (733,57) .Le reste concerne divers frais de fonctionnement.

Le solde antérieur étant de 7489,21 € ( 31 décembre 2007) , nous affichons un solde de 5837,47 € au 31 décembre 2008 .

En 2009, notre programme plus ambitieux nécessite d’actionner toutes les sources de financement. Notre participation financière sur chaque séminaire se monte en effet entre 1100 et 1500e.

En premier lieu, nous devons nous donner comme objectif de doubler les cotisations. Une démarche active envers des professionnels et des entreprises doit être entreprise, chacun pouvant être prescripteur de l’AFDET auprès de ses relations.

En second lieu, nous espérons, comme le Président l’a déjà rappelé, pouvoir compter sur des subventions de la Région (1650 €) et du Conseil Général (2800 € ?). Nous comptons également sur Métropole Savoie (2000 € ?) et une aide d’AFDET national (2000 € ?). Nous pourrons ainsi boucler notre budget.

Pour finir, je rappellerai que je tiens à votre disposition des bulletins d’adhésion (pour ceux qui n’ont pas encore envoyé leur règlement à Paris , je peux prendre leur chèque dès ce soir) . »

L’ensemble de ces rapports et dispositions sont adoptées à l’unanimité des présents.

Le président rappelle enfin la nécessité que tous ceux qui le peuvent participent au financement de nos activités par une cotisation à l’Afdet.

Rappel :


-cotisation de 100 € pour les personnes morales

-cotisation de 40€ pour les personnes physiques (soit 13€ après déduction fiscale)

-abonnement à la revue Afdet : 20€ pour les adhérents.

Nous comptons sur vous

16.03.2009

Liste et planning des séminaires pour élèves des lycées techniques

Nous avions réalisé en 2008 un séminaire-test avec le lycée Sainte Anne-La Savoisienne : 2 jours à Ayn.

Le résultat très positif nous avait conduit à prendre la décision d'étendre, en 2009, à d'autres lycées.

Ainsi, nous avons déjà organisé, selon la même formule, les séminaires suivants :

- Les 5 et 6 janvier : classes de bac pro du lycée hotelier de Challes les eaux

- Les 26 et 27 janvier : classes de CAP -BP du lycée du Nivolet

planning :

- Le 31 mars et 1 Avril : à nouveau le lycée du Nivolet

- Les 20 et 21 avril : lycée Sainte Anne-la Savoisienne

- Les 5 et 6 mai : Lycée Louis Armand

- Les 18 et 19 mai : Lycée Monge

- Lycée agricole Reinach, candidat à un séminaire dès qu'une équipe pédagogique sera constituée

 

Nous devrions avoir organisé en 2009, six séminaires pour 5 lycées

 

17.02.2009

bac, fac, grande école, nouveau CV du plombier

Reportage
Bac, fac, grande école, le nouveau CV du plombier
LE MONDE 2 | le 14.02.09 |

u centre de formation des apprentis (CFA) de Quimper, un jeune homme de 23 ans fraîchement émoulu de l'Ecole polytechnique prépare actuellement un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) de plomberie. Inutile de lire cette phrase une seconde fois : aucune information erronée n'y figure. L'apprenti en question se prénomme Eloi et fait partie d'une classe aménagée comprenant une dizaine de jeunes gens ayant en commun d'avoir commencé – et fini pour la plupart – des études supérieures. Etonnant casting que celui-ci, où se coudoient des titulaires de maîtrises, de licences, de DUT et autres BTS. Leur moyenne d'âge tourne autour de 24 ans ; elle est largement supérieure à celle des élèves qui fréquentent habituellement les CFA après la troisième.apprentis plombiers aux olympiades des métiers Lille 6 fev 2009.jpg
Que diable viennent faire ici ces têtes bien faites tout droit sorties de l'université ? Apprendre un métier tout simplement. Un métier qu'ils pourront exercer immédiatement après leur apprentissage, sans craindre de passer par la case chômage. Un métier grâce auquel ils pourront également devenir rapidement leur propre patron, voire des créateurs d'entreprise. Un "beau métier" enfin – comme le chantait Pierre Perret dans les années 1970 – dont l'image a considérablement changé en quelques années. A l'heure du Grenelle de l'environnement et de l'engouement pour les énergies renouvelables, le plombier n'est plus cet ouvrier bourru tout juste bon à déboucher des toilettes ou ramper dans des vides sanitaires (même s'il faut encore y passer). Il est aussi un installateur de pompes à chaleur, de panneaux solaires, de chaudières à condensation, de poêles à bois…

Autant de raisons qui attirent vers les deux formations existantes – le CAP installateur sanitaire et le CAP installateur thermique – un nombre grandissant d'étudiants en mal de… débouchés (sans mauvais jeu de mots). "Dans chaque CFA de France, il y a désormais au moins deux ou trois anciens étudiants du supérieur. On n'en avait aucun il y a encore quelques années", observe Daniel Munoz au Comité de concertation et de coordination de l'apprentissage du bâtiment et des travaux publics (CCCA-BTP), un organisme regroupant une centaine de CFA. Même constat à la Chambre syndicale des métiers de la plomberie : "Au Salon de ­l'apprentissage qui s'est tenu mi-janvier à Paris, explique-t-on, 15 % des jeunes qui sont ­passés sur notre stand chercher des infor­mations étaient des étudiants de fac. On n'est plus dans l'anecdotique."

A Quimper, le CFA des métiers du ­bâtiment n'a pas attendu l'émergence du phénomène pour " recruter " de la matière grise en provenance des campus. Cela fait dix ans qu'il propose cette formation accélérée en douze mois à des étudiants égarés dans des cursus au long cours. Tous, cela dit, ne se réorientent pas "par défaut" vers la plomberie. La plupart partagent un penchant réel pour le bricolage et ont en commun la même aversion : "Travailler derrière un bureau toute la journée." Leurs parents les rêvaient ingénieurs, enseignants, dirigeants d'entreprise, financiers… Ils seront "plombards". Sans le moindre complexe.

Mathieu Cornec 23 ans, licence de biologie : " Du boulot pour les dix ans qui viennent "

Le " choix ", il l'a fait sans état d'âme, par pur pragmatisme. Ce sera plombier et non "paysan" comme il l'avait initialement imaginé. Entre un métier qui souffre et un métier au fort potentiel de développement, Mathieu Cornec n'a pas hésité. Longtemps, pourtant, il se voyait acheter une ferme, élever des vaches et vivre au grand air dans sa Bretagne natale. Plutôt à l'aise à l'école, il avait décroché un BTS production animale puis une licence de biologie à Brest, après avoir failli franchir les portes de l'Ecole supérieure d'agriculture (ESA) d'Angers. C'est quand est venue l'heure de s'installer à son compte que la réalité l'a rappelé à l'ordre : "Ne possédant pas de foncier par ma famille, il aurait fallu que j'achète une ferme et que je la remette aux normes, raconte-t-il. C'était hors de prix, sauf à s'endetter pour de nombreuses années. Je ne me voyais pas commencer comme ça… L'économie de l'agriculture étant par ailleurs assez aléatoire en raison des cours qui ne cessent de fluctuer, je me suis dit qu'il était sans doute plus sage de changer de voie."

Adieu veaux, vaches, cochons… Et bonjour la plomberie, découverte lors d'un job d'été dans un camping de Fouesnant (au sud de Quimper). L'enchaînement classique, ensuite. Le plombier du village qui cherche un apprenti ; les premières soudures au chalumeau apprises sur le tas ; le CFA de Quimper et son CAP en alternance… "Le métier est d'une grande diversité technique et permet vraiment de s'épanouir, indique-t-il. Mais il est évident que je ne me serais pas lancé là-dedans s'il n'y avait pas actuellement ce gros boom pour les énergies renouvelables. Les pompes à chaleur et autres panneaux solaires vont nous donner du boulot pour les dix ans qui viennent. C'est une donnée qui a beaucoup pesé dans ma réflexion." Simple apprenti, il gagne 1 450 euros net par mois : "Soit bien plus que certains de mes amis qui ont poussé plus loin que moi leurs études et qui galèrent aujourd'hui sur le marché de l'emploi."

Julien Desinde 30 ans, ex-prof de maths : "Je n'ai pas perdu au change"

Sa mère en a pleuré. Quand Julien Desinde a démissionné de l'éducation nationale en août 2007 pour embrasser la carrière de plombier, l'incompréhension familiale a été immédiate, se souvient-il : "Ma mère a crié au gâchis. Elle m'a dit que je faisais n'importe quoi." Il est vrai que le changement d'aiguillage entrepris ce jour-là par ce jeune prof de mathématiques avait de quoi étonner. Enseigner a toujours été le "rêve" de Julien. Et Julien a tout fait pour y parvenir. Notamment des études qui l'ont mené jusqu'à une maîtrise EEA (électronique, électrotechnique, automatique), obtenue à l'université de Villetaneuse. Pendant six ans, cet originaire de l'Ile-Tudy (au sud de Quimper) a ensuite été en poste dans deux micro-établissements bretons, le collège de l'île de Houat (13 élèves) et celui de l'île de Groix (50 élèves). Les choses se sont alors détériorées au fil du temps : "Je ne suis pas rentré dans le moule de l'éducation nationale, avoue-t-il. L'enseignement était trop académique à mes yeux et l'obligation de tenir un programme me pesait. Mes collègues me reprochaient aussi implicitement d'employer des méthodes trop ludiques. Bref, j'en ai eu ras-le-bol."

L'éloignement du continent – où est né son fils il y a treize mois – et l'échec "pour un demi-point" à l'admission du Capet (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique) ont finalement eu raison de sa vocation. Parallèlement, une rencontre avec un parent d'élève devenu artisan sur le tard l'a décidé à devenir plombier. Un métier qui l'"éclate", dit-il aujourd'hui.

"Il y a un côté Lego très amusant dans la plomberie. Entre la réalité et les plans sortis des bureaux d'études, la marge est en effet souvent importante. La prise d'initiative et l'inspiration sont vraiment primordiales", explique cet apprenti de 30 ans ayant totalement rompu avec l'univers enseignant : "J'ai changé de copains et je dois dire que je n'ai pas perdu au change. Les profs ont tellement d'avantages qu'ils n'ont plus de rêves. Et ils sont incapables de parler d'autre chose que de leur boulot quand vous les invitez le soir chez vous. Là, au moins, je suis dans un milieu moins formaté." Sa maman, quant à elle, a séché ses larmes. Pas mécontente de voir revenir son fils de temps en temps avec sa boîte à outils pour du menu bricolage…

Régis Reggio 25 ans, DEUG de sport : "Je voyais les copains galérer"

L'enseignement, lui aussi pensait y consacrer sa vie professionnelle. Amateur d'arts martiaux et féru de biomécanique, Régis Reggio se destinait au métier de prof d'EPS. Las, la diminution drastique, ces dernières années, des postes d'enseignant en EPS a totalement douché ses ambitions. "Quand je suis rentré en Staps à Brest après un bac S, le slogan était pourtant : “Vous serez sûr d'avoir un boulot en sortant d'ici”, se rappelle-t-il. Puis la situation s'est dégradée brutalement. On a vu le nombre de postes dégringoler année après année. En 2007, nous étions 10 000 étudiants de troisième année au niveau national pour seulement 200 places au concours. J'ai bien vu que ça n'allait pas le faire… Je voyais des copains galérer autour de moi. Certains bifurquaient vers le journalisme sportif, d'autres vers la kiné ou vers les IUFM pour devenir instit'. Je me suis dit qu'en cas d'échec au Capes, il serait éventuellement possible d'enchaîner avec un master quelconque, puis un doctorat, voire faire de la recherche… Mais pour mener à quoi ? Finalement, je n'ai même pas passé le concours."

C'est par le biais de sa petite amie qu'il s'est engagé dans l'art du joint fileté et du robinet à soupape : "Son père est plombier-chauffagiste à la campagne. J'ai commencé à donner des petits coups de main." Son emploi du temps se partage aujourd'hui entre les cours du CFA et des interventions au jour le jour dans les villages de la Cornouaille profonde. "J'adore le côté social de ce métier : se faire offrir le café, voire le petit coup de blanc à 11 heures du matin, remplacer l'ampoule dans la cuisine de la mémé qui n'y arrive pas… On ne fait pas partie de la famille, mais presque."

Eloi Mosquet 23 ans, polytechnicien : "Le système nous pousse aux études"

Evidemment, passer en quelques semaines de Polytechnique – la plus prestigieuse école d'ingénieurs française – au CFA des métiers du BTP de Quimper est le genre de virage qui vous range d'emblée dans la corporation des doux cinglés et autres excentriques dévoyés. Eloi Mosquet n'est rien de tout cela. C'est un étudiant plutôt doué qui, tout au long de son parcours universitaire, n'a curieusement jamais eu " l'occasion de faire ce qu'[il] avait vraiment envie de faire ", confie-t-il, fagoté dans son bleu de travail d'apprenti plombier, entre deux exercices au chalumeau.

Son très insolite cursus commence il y a cinq ans avec un bac S obtenu à Caen et se poursuit par une année de "prépa maths sup-maths spé" des plus classiques, à Versailles. C'est ensuite "l'engrenage", comme il l'explique : "On est poussé par le système : les profs, les parents, les copains… En prépa, il y a une telle pression pour te faire aller dans les meilleures écoles que tu n'as finalement pas le choix à l'arrivée. Tout cela opère comme une mécanique. J'ai été admis à X [Polytechnique] sans savoir ce qu'était réellement X. Evidemment, une fois que tu es pris par ce genre d'école, c'est assez dur de refuser."

Sa carrière de polytechnicien débute à Saint-Pierre-et-Miquelon, dans les rangs de la gendarmerie. Suivront deux années sur le site de X à Palaiseau, puis un master à Jussieu. Et à l'arrivée, une question sans réponse : que faire désormais ? Diplôme en poche, ses "coreligionnaires" se font tous embaucher illico, chez Areva, EDF, Saint-Gobain, à la Mairie de Paris… "Moi, rien ne m'intéressait, poursuit-il. Je n'ai été candidat à rien, préférant me poser la question suivante : “Et si maintenant, tu faisais quelque chose qui te plaît plutôt que de poursuivre dans le système et chercher à gagner le maximum de fric ?” C'est aberrant, mais personne, dans les études supérieures, ne vous demande jamais ce que vous voulez vraiment faire de votre vie."

Le hasard d'une visite aux journées portes ouvertes du CFA de Quimper va réveiller en lui une passion ancienne pour le bricolage. La plomberie et les énergies renouvelables ont le vent en poupe ? Va pour un CAP sanitaire ! Reste à convaincre un patron qui le prendra en alternance. "J'en ai trouvé un à Plabennec [au nord de Brest]. Je dois reconnaître qu'il a été assez surpris en me voyant arriver." En tant qu'apprenti, Eloi gagne 800 euros par mois ("Mes anciens amis de X touchent dans les 40 000-60 000 euros par an") et projette de créer son entreprise d'ici quelques années.

Mais sa grande satisfaction, dans l'histoire, est de ne pas s'être fâché avec ses parents : "Des gens à l'esprit très ouvert qui m'ont toujours dit : “Fais des études. Et tu feras ce que tu voudras ensuite.” Je crois qu'ils sont assez fiers de moi aujourd'hui car mon choix n'a pas été facile." La plus heureuse, dans la famille, est toutefois sa grand-mère, à qui il a offert… son bicorne de polytechnicien repenti.

 

Frédéric Potet

09.02.2009

Présentation de l'AFDET nationale

L’AFDET : L’une des premières association Loi 1901 :

Le 1er juillet 1901 est promulguée la loi relative au contrat d’association, à l’initiative de Pierre WALDEK-ROUSSEAU, Président du Conseil et Ministre de l’Intérieur et des Cultes.

L’AFDET a été créée quelques mois après cette importante loi sur la liberté d’association, l’enseignement technique avait alors tout juste dix ans.
Tout au long de son histoire, de grands noms ont été associés à l’AFDET :
* de 1903 à 1908, Emile MARUEJOULS, premier Président de l’Association était Ministre des Travaux Publics et vice-Président du Conseil Supérieur de l’Enseignement Technique,
* de 1931 à 1952, Edouard HERRIOT, Président du conseil et Député-Maire de Lyon, présida l’Association,
* de 1953 à 1977, Alfred JULES-JULIEN, Vice-Président de l’Assemblée Nationale, ancien Ministre des PTT et Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Technique lui succéda.

Par ailleurs, l’afdet est :

- Reconnue d’utilité publique en 1936
- ONG auprès de l’Organisation des Nations Unies
- agréée et liée par convention avec le Ministère de l’Education nationale depuis 2002

Ses deux derniers présidents issus du monde professionnel :
- Monsieur Raymond RAVENEL,
- Monsieur jacques LAIR,

L’AFDET est soutenue par :

- le Ministère de l’Education nationale
- le Ministère ayant en charge le travail, l’emploi et la formation professionnelle
- le Ministère des affaires étrangères
- les conseils régionaux et généraux
- les organismes professionnels et les entreprises
- les établissements de formations
Elle entretient des relations avec l’UNESCO et la Commission de l’union européenne

L’AFDET développe son action dans différents axes   :

Inscription de l’enseignement technologique et professionnel dans les objectifs européens
:
Dans le cadre de la mise en place de l’espace européen de la formation professionnelle, l’Afdet organise des rencontres sur la certification : projet de système européen de crédits capitalisables et transférables pour la formation professionnelle (ECVET).
Elle est en charge, dans le cadre d’un projet LEONARDO , de la mise en œuvre de la consultation sur le cadre européen des certifications (EQF).

Promotion des formations technologiques et professionnelles à l’international :

- Réflexion sur les enjeux internationaux de l’enseignement technologique et professionnel
Un rapport a été remis à la DREIC ; pour le consulter Cliquez ici
- Missions à l’étranger : Chine et Mexique
Consultez la rubrique : Europe et International

Contribution à l’évolution du système de formation technologique et professionnelle initiale et tout au long de la vie :
La cohérence et la complémentarité des voies de formation (voie scolaire, contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation, stages qualifiants) sont au cœur des réflexions des différents acteurs qui ont compétence en matière de formation professionnelle.
Un colloque national a été organisé le mercredi 7 mars 2007 .
Il a réuni l’ensemble des décideurs qui interviennent dans le processus de la formation professionnelle qu’elle soit initiale ou continue.
Vous pouvez consulter ses travaux

Information et orientation :

A côté des cahiers centraux de sa revue (choisir un métier), l’AFDET réalise une série de Rendez-vous pour informer sur l’emploi.
Consultez la rubrique Emploi/formation.

L'orientation sera un thème majeur de l'AFDET pour 2009.

Promotion et animation des CET
L’AFDET souhaite poursuivre son action auprès des conseillers de l’enseignement technologiques. La journée d’information nationale 2007 a eu lieu le 27 Novembre,
Consultez la rubrique dédiée aux CET

Un outil :   la revue de l’enseignement technique

- Une parution trimestrielle diffusée à 8000 exemplaires
- Des informations sur l’évolution des formations technologiques et professionnelles et de l’emploi
- Un cahier central sur une filière professionnelle : « choisir un métier »
- Une ouverture sur l’Europe et le Monde
- Un écho de la vie de l’AFDET et de ses sections territoriales
- Un forum des lecteurs

Siège social de l’Association :

178, rue du Temple - 75003 PARIS.
Tél. : 01 42 74 00 64
Fax : 01 42 74 03 69

Mél : afdetnationale@wanadoo.fr

Article DL du 5 février 2009

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