09.10.2009
La coopération transfrontalière dans les lycées
Séminaire franco-italien à Alvertville
La Direction des lycées de la Région Rhône-Alpes met en place le projet Alcotra 2007/2013 dénommé « Pôle d'excellence Education Formation ».
De nombreux chefs d'établissement français et italiens se sont retrouvés pour une journée de travail au lycée Jean-Moulin d'Albertville qui a été complètement rénové durant ces quatre dernières années. Accueillis par le proviseur Jacques D'Hooghe ils ont d'abord eu une présentation du projet par Fabienne Meynand de la Direction des lycées de la Région Rhône-Alpes, chargée de mission « Vie lycéenne et ouverture internationale ». Ensuite ils ont travaillé en binômes sur divers sujets (hébergement, dates des échanges, public concerné, bilans intermédiaires...)
L'activité n° 1 concerne la mobilité des jeunes et échanges entre les établissements. Ce programme de coopération transfrontalière concerne en Italie la Vallée d'Aoste, le Piémont (Turin et Cuneo) et la Ligurie (Imperia) et en France la Provence-Alpes-Côte d'Azur (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes et Alpes-Maritimes) et Rhône-Alpes (Savoie et Haute-Savoie). Des territoires adjacents sont éligibles sous conditions en Rhône-Alpes (Ain, Drôme, Isère et Lyon ainsi que Marseille en tant que capitale régionale de PACA).
L'objectif est d'améliorer la qualité de la vie des populations et d'encourager le développement durable des systèmes économiques et territoriaux transfrontaliers grâce à la coopération dans le domaine social, économique, environnemental et culturel.
Permettre aux lycéens
de s'ouvrir
aux cultures voisines
Trois axes sont prioritaires : développement et innovation, protection et gestion du territoire et qualité de vie. Les objectifs veulent permettre aux lycéens de s'ouvrir à la culture du voisin et découvrir le patrimoine culturel, les lieux de mémoire et d'histoire, sensibiliser aux questions d'écologie, d'environnement et développement durable, construire un projet commun et valoriser la dimension européenne.
Neuf établissements français ont été retenus : en Savoie les lycées de la Motte-Servolex, le lycée professionnel agricole de Cognin, le lycée professionnel La Cardinière de Chambéry, le lycée Louis Armand de Chambéry et le lycée Jean-Moulin d'Albertville ; en Haute-Savoie le lycée professionnel Les Carillons de Cran-Gevrier, le lycée Guillaume Fichet de Bonneville et le lycée professionnel Germain Someiller d'Annecy ; en Isère le lycée de l'Edit de Roussillo. Côté italien sept établissements ont été identifiés (Cuneo, Turin, Oulx, Suse, Carignano et Grugliasco).
Paru dans l'édition 73A du 09/10/2009 (ac33afa2-b38a-11de-8122-deb0897d13db)
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04.07.2009
Revue de presse 2008/2009
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15.05.2009
Signature convention (article DL)
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06.04.2009
Profs et patrons réunis : l'enseignement technique valorisé
ORIENTATION
Mieux parler de l'enseignement technique aux élèves de 3e, « le valoriser », et orienter les collégiens ver des secteurs qui recrutent. C'est l'objectif des deux jours de séminaire qui étaient organisés mercredi et jeudi à Technolac, au Bourget-du-Lac, par l'Association française pour le développement de l'enseignement technique (Afdet). Et pour cela, rien de mieux, selon son vice-président, Jean Baud, que des rencontres entre chefs d'entreprises et 70 professeurs principaux de classes de 3e de la région. « Car c'est dès la fin du collège que l'orientation se joue, souligne-t-il. C'est une période charnière. »
« Un train de retard »
Plusieurs grands patrons ou cadres se sont succédé, dont Jean Clochet, président de la Banque Populaire des Alpes et directeur de l'entreprise Routin, fabricant chambérien de sirops et d'alcool, ou encore Roger Pascal, ex-directeur de Salomon. Mais aussi des responsables d'entreprises spécialisées dans le traitement des déchets et l'énergie solaire, comme Philippe Vachette, gérant de Solira. Tous sont venus raconter leur parcours, du plus classique au plus tortueux, et leur façon de voir l'entreprise. « L'un des messages forts que je retiens, c'est qu'un élève qui s'épanouit peut très bien commencer avec un CAP et devenir ingénieur », explique Laurence Pélisson, du collège Marlioz à Aix-Les-Bains.
D'autres, comme Annie Pujos, du collège De Boigne à Chambéry, ont acquis la conviction que certains secteurs, comme celui du développement durable, « sont porteurs ». Mais que, comme souvent, « l'éducation nationale a un train de retard » en matière d'information. Pour Gwenaëlle Gillet, du collège Bissy à Chambéry, « il faut aussi sensibiliser les parents. »
Car certains ont une image encore négative de l'enseignement technique et professionnel.
Paru dans l'édition 73A du 06/04/2009
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27.03.2009
Les nouveaux emplois de l'agriculture verte
La réglementation sans cesse en évolution créée de nombreux débouchés.
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Ce n'est pas un hasard : lors de leur visite au dernier Salon de l'agriculture à Paris, Nicolas Sarkozy et son secrétaire d'État à l'Emploi, Laurent Wauquiez, se sont arrêtés longuement dans le hall de la formation professionnelle.
«Il existe un vivier d'emplois considérable dans les métiers agricoles liés au développement durable, explique Éric Swartvagher, secrétaire national de la FGA-CFDT (Fédération générale agroalimentaire). De nouveaux métiers sont apparus dans les années 2000 avec le tri sélectif et ses sacs jaunes par exemple. Leur nombre n'a cessé de se développer avec l'évolution de la législation et tout récemment, en point d'orgue, le “Grenelle de l'environnement”», ajoute le syndicaliste qui est aussi président de l'Anefa (Association nationale de l'emploi et la formation en agriculture) . «Cela offre de nombreuses opportunités de carrières et des parcours très variés quel que soit le niveau de formation initiale», ajoute pour sa part, Jean-Pierre Mabillon, président de la FAFSEA (le fonds de formation professionnelle agricole).
Étienne Vitret en est l'illustration vivante. Son diplôme d'ingénieur agronome de l'ESA en poche (École supérieure agricole d'Angers), ce fils d'agriculteurs de l'Indre, décroche son premier job en 1998 dans un bureau d'études à Caen spécialisé dans les énergies biomasses, comme le chauffage au bois. Quatre ans plus tard à peine, il est débauché par une filiale de Veolia, Sede Environnement spécialisée dans le recyclage agricole des boues urbaines à Achères dans les Yvelines. Son recrutement fait suite à une nouvelle réglementation dans les plans d'épandage des boues comme engrais dans les champs.
En 2005, il est à nouveau sollicité, cette fois-ci par une communauté de 180 communes en Charente-Maritime. Elle fait appel à ses compétences pour gérer la collecte et le traitement des déchets ménagers. Il devient directeur du syndicat Smictom Vals Aunis qui emploie une centaine de personnes. Il garde son salaire de la région parisienne, 3 400 euros net, mais bénéficie d'une meilleure qualité de vie.
Déshydrater la luzerne...
Les exemples comme celui d'Étienne Vitret ne manquent pas : Stéphanie Hamon, ingénieur agronome de formation, est devenue directrice d'une coopérative d'agriculteurs, la Codema, près de Laval. Elle déshydrate la luzerne grâce au biogaz dégagé par le traitement des déchets ménagers urbains récoltés par Séché environnement.
Nouveau métier également en pointe après le plan Barnier Performance Energie (PPE), celui de conseiller commercial dans le solaire ou le photovoltaïque, très prisé sur les bâtiments agricoles. «Ces nouveaux métiers sont apparus à partir du moment où les entreprises privées grâce aux évolutions de la législation ont pu en contrepartie d'une masse salariale, dégager un chiffre d'affaires », fait remarquer Olivier Gloker, responsable de l'Ile-de-France à l'Apecita (Association pour l'emploi des cadres, ingénieurs et techniciens agricoles).
Et avis aux amateurs, il y a actuellement plus de postes à pouvoir que de candidats.
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17.02.2009
bac, fac, grande école, nouveau CV du plombier


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Autant de raisons qui attirent vers les deux formations existantes – le CAP installateur sanitaire et le CAP installateur thermique – un nombre grandissant d'étudiants en mal de… débouchés (sans mauvais jeu de mots). "Dans chaque CFA de France, il y a désormais au moins deux ou trois anciens étudiants du supérieur. On n'en avait aucun il y a encore quelques années", observe Daniel Munoz au Comité de concertation et de coordination de l'apprentissage du bâtiment et des travaux publics (CCCA-BTP), un organisme regroupant une centaine de CFA. Même constat à la Chambre syndicale des métiers de la plomberie : "Au Salon de l'apprentissage qui s'est tenu mi-janvier à Paris, explique-t-on, 15 % des jeunes qui sont passés sur notre stand chercher des informations étaient des étudiants de fac. On n'est plus dans l'anecdotique."
A Quimper, le CFA des métiers du bâtiment n'a pas attendu l'émergence du phénomène pour " recruter " de la matière grise en provenance des campus. Cela fait dix ans qu'il propose cette formation accélérée en douze mois à des étudiants égarés dans des cursus au long cours. Tous, cela dit, ne se réorientent pas "par défaut" vers la plomberie. La plupart partagent un penchant réel pour le bricolage et ont en commun la même aversion : "Travailler derrière un bureau toute la journée." Leurs parents les rêvaient ingénieurs, enseignants, dirigeants d'entreprise, financiers… Ils seront "plombards". Sans le moindre complexe.
Mathieu Cornec 23 ans, licence de biologie : " Du boulot pour les dix ans qui viennent "
Le " choix ", il l'a fait sans état d'âme, par pur pragmatisme. Ce sera plombier et non "paysan" comme il l'avait initialement imaginé. Entre un métier qui souffre et un métier au fort potentiel de développement, Mathieu Cornec n'a pas hésité. Longtemps, pourtant, il se voyait acheter une ferme, élever des vaches et vivre au grand air dans sa Bretagne natale. Plutôt à l'aise à l'école, il avait décroché un BTS production animale puis une licence de biologie à Brest, après avoir failli franchir les portes de l'Ecole supérieure d'agriculture (ESA) d'Angers. C'est quand est venue l'heure de s'installer à son compte que la réalité l'a rappelé à l'ordre : "Ne possédant pas de foncier par ma famille, il aurait fallu que j'achète une ferme et que je la remette aux normes, raconte-t-il. C'était hors de prix, sauf à s'endetter pour de nombreuses années. Je ne me voyais pas commencer comme ça… L'économie de l'agriculture étant par ailleurs assez aléatoire en raison des cours qui ne cessent de fluctuer, je me suis dit qu'il était sans doute plus sage de changer de voie."
Adieu veaux, vaches, cochons… Et bonjour la plomberie, découverte lors d'un job d'été dans un camping de Fouesnant (au sud de Quimper). L'enchaînement classique, ensuite. Le plombier du village qui cherche un apprenti ; les premières soudures au chalumeau apprises sur le tas ; le CFA de Quimper et son CAP en alternance… "Le métier est d'une grande diversité technique et permet vraiment de s'épanouir, indique-t-il. Mais il est évident que je ne me serais pas lancé là-dedans s'il n'y avait pas actuellement ce gros boom pour les énergies renouvelables. Les pompes à chaleur et autres panneaux solaires vont nous donner du boulot pour les dix ans qui viennent. C'est une donnée qui a beaucoup pesé dans ma réflexion." Simple apprenti, il gagne 1 450 euros net par mois : "Soit bien plus que certains de mes amis qui ont poussé plus loin que moi leurs études et qui galèrent aujourd'hui sur le marché de l'emploi."
Julien Desinde 30 ans, ex-prof de maths : "Je n'ai pas perdu au change"
Sa mère en a pleuré. Quand Julien Desinde a démissionné de l'éducation nationale en août 2007 pour embrasser la carrière de plombier, l'incompréhension familiale a été immédiate, se souvient-il : "Ma mère a crié au gâchis. Elle m'a dit que je faisais n'importe quoi." Il est vrai que le changement d'aiguillage entrepris ce jour-là par ce jeune prof de mathématiques avait de quoi étonner. Enseigner a toujours été le "rêve" de Julien. Et Julien a tout fait pour y parvenir. Notamment des études qui l'ont mené jusqu'à une maîtrise EEA (électronique, électrotechnique, automatique), obtenue à l'université de Villetaneuse. Pendant six ans, cet originaire de l'Ile-Tudy (au sud de Quimper) a ensuite été en poste dans deux micro-établissements bretons, le collège de l'île de Houat (13 élèves) et celui de l'île de Groix (50 élèves). Les choses se sont alors détériorées au fil du temps : "Je ne suis pas rentré dans le moule de l'éducation nationale, avoue-t-il. L'enseignement était trop académique à mes yeux et l'obligation de tenir un programme me pesait. Mes collègues me reprochaient aussi implicitement d'employer des méthodes trop ludiques. Bref, j'en ai eu ras-le-bol."
L'éloignement du continent – où est né son fils il y a treize mois – et l'échec "pour un demi-point" à l'admission du Capet (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique) ont finalement eu raison de sa vocation. Parallèlement, une rencontre avec un parent d'élève devenu artisan sur le tard l'a décidé à devenir plombier. Un métier qui l'"éclate", dit-il aujourd'hui.
"Il y a un côté Lego très amusant dans la plomberie. Entre la réalité et les plans sortis des bureaux d'études, la marge est en effet souvent importante. La prise d'initiative et l'inspiration sont vraiment primordiales", explique cet apprenti de 30 ans ayant totalement rompu avec l'univers enseignant : "J'ai changé de copains et je dois dire que je n'ai pas perdu au change. Les profs ont tellement d'avantages qu'ils n'ont plus de rêves. Et ils sont incapables de parler d'autre chose que de leur boulot quand vous les invitez le soir chez vous. Là, au moins, je suis dans un milieu moins formaté." Sa maman, quant à elle, a séché ses larmes. Pas mécontente de voir revenir son fils de temps en temps avec sa boîte à outils pour du menu bricolage…
Régis Reggio 25 ans, DEUG de sport : "Je voyais les copains galérer"
L'enseignement, lui aussi pensait y consacrer sa vie professionnelle. Amateur d'arts martiaux et féru de biomécanique, Régis Reggio se destinait au métier de prof d'EPS. Las, la diminution drastique, ces dernières années, des postes d'enseignant en EPS a totalement douché ses ambitions. "Quand je suis rentré en Staps à Brest après un bac S, le slogan était pourtant : “Vous serez sûr d'avoir un boulot en sortant d'ici”, se rappelle-t-il. Puis la situation s'est dégradée brutalement. On a vu le nombre de postes dégringoler année après année. En 2007, nous étions 10 000 étudiants de troisième année au niveau national pour seulement 200 places au concours. J'ai bien vu que ça n'allait pas le faire… Je voyais des copains galérer autour de moi. Certains bifurquaient vers le journalisme sportif, d'autres vers la kiné ou vers les IUFM pour devenir instit'. Je me suis dit qu'en cas d'échec au Capes, il serait éventuellement possible d'enchaîner avec un master quelconque, puis un doctorat, voire faire de la recherche… Mais pour mener à quoi ? Finalement, je n'ai même pas passé le concours."
C'est par le biais de sa petite amie qu'il s'est engagé dans l'art du joint fileté et du robinet à soupape : "Son père est plombier-chauffagiste à la campagne. J'ai commencé à donner des petits coups de main." Son emploi du temps se partage aujourd'hui entre les cours du CFA et des interventions au jour le jour dans les villages de la Cornouaille profonde. "J'adore le côté social de ce métier : se faire offrir le café, voire le petit coup de blanc à 11 heures du matin, remplacer l'ampoule dans la cuisine de la mémé qui n'y arrive pas… On ne fait pas partie de la famille, mais presque."
Eloi Mosquet 23 ans, polytechnicien : "Le système nous pousse aux études"
Evidemment, passer en quelques semaines de Polytechnique – la plus prestigieuse école d'ingénieurs française – au CFA des métiers du BTP de Quimper est le genre de virage qui vous range d'emblée dans la corporation des doux cinglés et autres excentriques dévoyés. Eloi Mosquet n'est rien de tout cela. C'est un étudiant plutôt doué qui, tout au long de son parcours universitaire, n'a curieusement jamais eu " l'occasion de faire ce qu'[il] avait vraiment envie de faire ", confie-t-il, fagoté dans son bleu de travail d'apprenti plombier, entre deux exercices au chalumeau.
Son très insolite cursus commence il y a cinq ans avec un bac S obtenu à Caen et se poursuit par une année de "prépa maths sup-maths spé" des plus classiques, à Versailles. C'est ensuite "l'engrenage", comme il l'explique : "On est poussé par le système : les profs, les parents, les copains… En prépa, il y a une telle pression pour te faire aller dans les meilleures écoles que tu n'as finalement pas le choix à l'arrivée. Tout cela opère comme une mécanique. J'ai été admis à X [Polytechnique] sans savoir ce qu'était réellement X. Evidemment, une fois que tu es pris par ce genre d'école, c'est assez dur de refuser."
Sa carrière de polytechnicien débute à Saint-Pierre-et-Miquelon, dans les rangs de la gendarmerie. Suivront deux années sur le site de X à Palaiseau, puis un master à Jussieu. Et à l'arrivée, une question sans réponse : que faire désormais ? Diplôme en poche, ses "coreligionnaires" se font tous embaucher illico, chez Areva, EDF, Saint-Gobain, à la Mairie de Paris… "Moi, rien ne m'intéressait, poursuit-il. Je n'ai été candidat à rien, préférant me poser la question suivante : “Et si maintenant, tu faisais quelque chose qui te plaît plutôt que de poursuivre dans le système et chercher à gagner le maximum de fric ?” C'est aberrant, mais personne, dans les études supérieures, ne vous demande jamais ce que vous voulez vraiment faire de votre vie."
Le hasard d'une visite aux journées portes ouvertes du CFA de Quimper va réveiller en lui une passion ancienne pour le bricolage. La plomberie et les énergies renouvelables ont le vent en poupe ? Va pour un CAP sanitaire ! Reste à convaincre un patron qui le prendra en alternance. "J'en ai trouvé un à Plabennec [au nord de Brest]. Je dois reconnaître qu'il a été assez surpris en me voyant arriver." En tant qu'apprenti, Eloi gagne 800 euros par mois ("Mes anciens amis de X touchent dans les 40 000-60 000 euros par an") et projette de créer son entreprise d'ici quelques années.
Mais sa grande satisfaction, dans l'histoire, est de ne pas s'être fâché avec ses parents : "Des gens à l'esprit très ouvert qui m'ont toujours dit : “Fais des études. Et tu feras ce que tu voudras ensuite.” Je crois qu'ils sont assez fiers de moi aujourd'hui car mon choix n'a pas été facile." La plus heureuse, dans la famille, est toutefois sa grand-mère, à qui il a offert… son bicorne de polytechnicien repenti.
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09.02.2009
Article DL du 5 février 2009
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07.02.2009
Séminaires pour les élèves des lycées techniques
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